Bienvenue !

Mano Gentil - auteure

La première lettre du premier mot de la première phrase. À bien y penser, c’est souvent le feu aux poudres, la petite molécule qui va donner vie à un grand corps. Et naît le roman, la nouvelle ou le texte sur commande. Comment expliquer que le français, la Langue française, me prend là, comme ça, sans que moi-même je m’y attende. Cette langue que l’on m’a dit maternelle, parce que sans doute est-elle en tout point semblable à la musique du coeur qui battait en ma mère, puis à sa voix, celle qui résonnait déjà en son ventre et qui plus tard m’a bercée, consolée, punie. Parfois, les mots ne viennent plus. Ne viennent pas. C’est une séparation, un abandon, quelque chose d’indescriptible au point de ne pas en trouver les mots. Et la boucle est bouclée et le cercle est vicié. Les mots se mettent à vivre d’eux-mêmes, ils m’emprisonnent et ils emprisonnent mes idées. Ce que je voulais dire n’est pas dit. Ceux que je voulais décrire ne se ressemblent plus. Il faut alors que je me calme et que je retrouve le rythme primal. Et les mots retrouvent en moi le chemin de la création. Ça peut prendre une fraction de seconde, une heure ou des jours. Ce peut être un cri, une larme ou un rire. Toujours, je dois les laisser faire, les laisser venir, les laisser naître et les laisser mourir. Ce sont eux qui me commandent.

Une uchronie et une !

Quel plaisir d’écrire ce texte pour la collection « 10 jours pour changer le monde ». Une collection qui s’adresse au 10/110  ans, qui ne cache rien aux premiers et qui apprend encore beaucoup aux seconds!

Ce qui m’a le plus enthousiasmé est de me mettre dans la peau de ces personnages dont on connaît le sort; à qui je fais penser, supposer, dire, aimer, craindre la vie. Ainsi, le chapitre où j’ai permis à Marie-Antoinette de s’épancher, allongée dans sa baignoire, au chaud dans l’eau odorante, m’a vraiment apporté beaucoup de bonheur à écrire.

Bien entendu, imaginer une autre direction de l’Histoire a été tout ce qu’il y a de plus jubilatoire !

 

Un lecteur à l’amour romanesque !

En tant qu’auteure, je suis toujours heureuse de recevoir des nouvelles de mes lecteurs. Aussi, hier,  en ouvrant mon courrier électronique, je n’ai pas été déçue.  J’ai reçu le message et la photo qui suivent….

« Avez-vous déjà eu un lecteur au Panama ? Je vous passe le bonjour depuis là bas, j’y suis en famille depuis 10 jours. La famille T. s’est payé le séjour avec le pactole récupéré par le frère Virouët! »

Terminus station d’été…

C’est avec énormément de plaisir et un grand honneur que j’ai été invitée par Dina Dian, pour clôturer le festival de musique de Chaillol qui  a l’originalité de recevoir chaque année des auteurs. Les échanges nombreux ont été facilités par un public de qualité et l’enthousiasme littéraire de Dina.

Dédicace à 40° à l’ombre !

Un samedi dans le jardin statuaire de la belle librairie du Bazar des mots à Hauterives, à deux pas du Palais Idéal du facteur Cheval. L’occasion de rencontrer des lecteurs dont une lectrice un peu plus particulière que les autres puisqu’elle a emmené le plus loin possible « Très chère Ursule », dans le parcours du Prix Baz’Art des mots…