Bienvenue !

Mano Gentil - auteure

La première lettre du premier mot de la première phrase. À bien y penser, c’est souvent le feu aux poudres, la petite molécule qui va donner vie à un grand corps. Et naît le roman, la nouvelle ou le texte sur commande. Comment expliquer que le français, la Langue française, me prend là, comme ça, sans que moi-même je m’y attende. Cette langue que l’on m’a dit maternelle, parce que sans doute est-elle en tout point semblable à la musique du coeur qui battait en ma mère, puis à sa voix, celle qui résonnait déjà en son ventre et qui plus tard m’a bercée, consolée, punie. Parfois, les mots ne viennent plus. Ne viennent pas. C’est une séparation, un abandon, quelque chose d’indescriptible au point de ne pas en trouver les mots. Et la boucle est bouclée et le cercle est vicié. Les mots se mettent à vivre d’eux-mêmes, ils m’emprisonnent et ils emprisonnent mes idées. Ce que je voulais dire n’est pas dit. Ceux que je voulais décrire ne se ressemblent plus. Il faut alors que je me calme et que je retrouve le rythme primal. Et les mots retrouvent en moi le chemin de la création. Ça peut prendre une fraction de seconde, une heure ou des jours. Ce peut être un cri, une larme ou un rire. Toujours, je dois les laisser faire, les laisser venir, les laisser naître et les laisser mourir. Ce sont eux qui me commandent.

Une lecture musicale dansée contre les discriminations

Après un atelier d’écriture mené durant plusieurs semaines auprès de deux classes de 4° au Collège Robert Desnos de Renage, les jeunes ont présenté leurs nouvelles devant un public nombreux. Lydie Vadrot (danseuse-Chorégraphe) et Jean-Noël Pion (percussionniste) les ont accompagnés durant ces lectures. Puis ce fut à notre tour – à tous les trois – d’offrir au public une lecture-musicale-dansée issue de plusieurs de mes textes publiés chez Calmann-Levy et La Passe du Vent.

Les ateliers ici et là…

Toujours prête pour un atelier d’écriture en Rhône-Alpes : Rives, Grenoble, Lyon, La Côte Saint-André, Annecy, La Clusaz, Le Grand-Bornand…

Plus que jamais prête, valise à la main, pour me rendre à : Angers, Belle-Ile, Coulommiers…

J’aime le moment précieux où les jeunes – de 10 à 17 ans – ne savent pas exactement ce qui va se passer et cherchent, parfois me cherchent ! Finalement, l’issue est toujours heureuse. Toujours, je n’ai pas peur de le dire !

2018 en avant !

Je souhaite à toutes et à tous que  l’année 2018 se montre à la hauteur de leurs espérances, leurs souhaits et leurs attentes… Pour ma part, je ne pense pas voyager autant qu’en 2017, mais publier oui ! Deux romans jeunesse sont chez OSKAR Editions et devraient pointer  le bout de leur couverture au printemps et à l’automne. A suivre !

 

 

Une uchronie et une !

Quel plaisir d’écrire ce texte pour la collection « 10 jours pour changer le monde ». Une collection qui s’adresse au 10/110  ans, qui ne cache rien aux premiers et qui apprend encore beaucoup aux seconds!

Ce qui m’a le plus enthousiasmé est de me mettre dans la peau de ces personnages dont on connaît le sort; à qui je fais penser, supposer, dire, aimer, craindre la vie. Ainsi, le chapitre où j’ai permis à Marie-Antoinette de s’épancher, allongée dans sa baignoire, au chaud dans l’eau odorante, m’a vraiment apporté beaucoup de bonheur à écrire.

Bien entendu, imaginer une autre direction de l’Histoire a été tout ce qu’il y a de plus jubilatoire !