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Mano Gentil - auteure

La première lettre du premier mot de la première phrase. À bien y penser, c’est souvent le feu aux poudres, la petite molécule qui va donner vie à un grand corps. Et naît le roman, la nouvelle ou le texte sur commande. Comment expliquer que le français, la Langue française, me prend là, comme ça, sans que moi-même je m’y attende. Cette langue que l’on m’a dit maternelle, parce que sans doute est-elle en tout point semblable à la musique du coeur qui battait en ma mère, puis à sa voix, celle qui résonnait déjà en son ventre et qui plus tard m’a bercée, consolée, punie. Parfois, les mots ne viennent plus. Ne viennent pas. C’est une séparation, un abandon, quelque chose d’indescriptible au point de ne pas en trouver les mots. Et la boucle est bouclée et le cercle est vicié. Les mots se mettent à vivre d’eux-mêmes, ils m’emprisonnent et ils emprisonnent mes idées. Ce que je voulais dire n’est pas dit. Ceux que je voulais décrire ne se ressemblent plus. Il faut alors que je me calme et que je retrouve le rythme primal. Et les mots retrouvent en moi le chemin de la création. Ça peut prendre une fraction de seconde, une heure ou des jours. Ce peut être un cri, une larme ou un rire. Toujours, je dois les laisser faire, les laisser venir, les laisser naître et les laisser mourir. Ce sont eux qui me commandent.

Premier trimestre bien entamé !

Trois semaines d’ateliers d’écriture successives, partagées entre la Haute-Savoie et Angers… Des classes de sixièmes fort sympathiques venues de Versailles, Le Mesnil-Saint-Denis et Osny. Des créations, des rencontres, des grosses journées, des bonnes soirées !

Malgré cette effervescence à animer mes ateliers, toujours une fenêtre ouverte sur ma propre production. En ce mois d’octobre, j’entame la deuxième partie d’un roman de Littérature générale que j’espère pouvoir remettre à mon éditeur début 2019.
Pour les plus jeunes, deux jolies parutions avec deux polars à paraître respectivement en mars et Juin chez OSKAR…

Belles cérémonies du Livre !

« .

Les ateliers dirigés dans des écoles, des collèges, ont demandé aux jeunes comme à moi-même de (se) faire confiance. Comme dans toute création, il y a eu les moments de doute et les moments de bonheur. Si parfois certains ont douté du résultat, à voir les yeux des « petits écrivains » et ceux de leurs parents lors des cérémonies du Livre, autant dire que le pari semble bel et bien réussi…
Petite anecdote, pas plus tard qu’en fin d’après-midi ce jour, lors de la remise des livres à l’école Dominique Savio de Biol, une maman m’a dit « Dès le premier soir quand ma fille est rentrée de l’atelier, elle m’a dit : Tu sais, Mano Gentil, c’est une magicienne! »
J’ai presque envie de dire « What else ? »

Louis XVI en aurait perdu la tête !

Deux classes de sixième du Collège Saint François de la Côte-saint-André (38) ont réalisé un travail exceptionnel autour de « Morbleu! Le roi s’est enfui » et de « Rose Valland »(editions OSKAR)
Maquettes, courts-métrages, objets en pâte à modeler… Des questions très pertinentes et des remarques intelligentes sur les textes eux-mêmes et sur le métier d’écrivain. Un moment exceptionnel partagé avec bonheur, tout comme le petit encas qui comprenait macarons et jus de fruits à volonté!

Une lecture musicale dansée contre les discriminations

Après un atelier d’écriture mené durant plusieurs semaines auprès de deux classes de 4° au Collège Robert Desnos de Renage, les jeunes ont présenté leurs nouvelles devant un public nombreux. Lydie Vadrot (danseuse-Chorégraphe) et Jean-Noël Pion (percussionniste) les ont accompagnés durant ces lectures. Puis ce fut à notre tour – à tous les trois – d’offrir au public une lecture-musicale-dansée issue de plusieurs de mes textes publiés chez Calmann-Levy et La Passe du Vent.

Les ateliers ici et là…

Toujours prête pour un atelier d’écriture en Rhône-Alpes : Rives, Grenoble, Lyon, La Côte Saint-André, Annecy, La Clusaz, Le Grand-Bornand…

Plus que jamais prête, valise à la main, pour me rendre à : Angers, Belle-Ile, Coulommiers…

J’aime le moment précieux où les jeunes – de 10 à 17 ans – ne savent pas exactement ce qui va se passer et cherchent, parfois me cherchent ! Finalement, l’issue est toujours heureuse. Toujours, je n’ai pas peur de le dire !